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  • Au suivant - Camille / Mathieu Chedid

    Une version très originale de la chanson de Jacques Brel "Au suivant" par Camille et Mathieu Chedid. J'aime !

    Les paroles ici

  • Comic strip - Serge Gainsbourg / Brigitte Bardot

    Cette semaine avec mes groupes de conversation nous avons parlé des interjections et onomatopées. Pour illustrer ce thème j'ai proposé la chanson "Comic strip". Une chanson de Gainsbourg enregistrée avec Brigitte Bardot en 1968.

    Viens petite fille dans mon comic strip
    Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
    Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
    des ZIP !
    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

    J'distribue les swings et les uppercuts
    Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça
    fait CHTUCK !
    Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !

    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

    Viens petite fill' dans mon comic strip
    Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
    Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
    des ZIP !
    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

    Viens avec moi par dessus les buildings
    Ça fait WHIN ! quand on s'envole et puis KLING !
    Après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !

    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

    Viens petite fill' dans mon comic strip
    Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
    Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
    des ZIP !
    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

    N'aies pas peur bébé agrippe-toi CHRACK !
    Je suis là CRASH ! pour te protéger TCHLACK !

    Ferme les yeux CRACK ! embrasse-moi SMACK !
    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
    SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !

    Cliquez ici pour le clip original (ci-dessous le making-off!)

    Et pour le plaisir la première version de "Je t'aime moi non plus" avec Bardot.

    Extrait de Wikipédia:

    "Fin 1967, Brigitte Bardot demande à Serge Gainsbourg de lui écrire « la plus belle chanson d'amour qu'il puisse imaginer ». Il se met à l'ouvrage et lui écrit en une seule nuit les duos Je t'aime moi non plus et Bonnie and Clyde. L'orchestre est enregistré à Londres puis les voix du duo au studio B des studios Barclay, avenue Hoche à Paris. L'enregistrement est diffusé le lendemain à 12 h 30 sur Europe 1. Le scandale éclate  : Gunter Sachs, homme d'affaires allemand et mari de Bardot, menace immédiatement de poursuites en justice. Il n'y aura pas d'autre diffusion à la radio, le disque ne sortira pas et c'est la rupture sentimentale.

    Serge, frustré de l'interdiction de l'enregistrement précédent, demande à Jane d'interpréter la chanson avec lui. L'orchestre est enregistré à Londres, le duo est à nouveau enregistré à Paris et dans le même studio B. Le disque sort en février 1969. Sur la couverture d'origine figurait la mention « Interdit aux moins de 21 ans ». La couverture fut modifiée lors de la commercialisation du disque sous le label Fontana à la place de celui de Philips.

    Toutefois, Bardot, regrettant de ne pas avoir publié sa version, donnera son accord en mai 1986 pour la faire publier en single."

    Personnellement je préfère de très loin la version avec Jane Birkin !

    Beaucoup plus tard, en 1984, Gainsbourg enregistrera une autre chanson encore plus érotique, "Love on the beat" avec sa dernière compagne: Bambou. Gros succès à l'époque et une fois encore quel texte ! (attention aux oreilles sensibles...). Pourrait-on encore faire une chanson comme ça aujourd'hui ?

    Les paroles ici

  • 30ème Concours de la chanson de l'Alliance française des Pays-Bas

    Exceptionnellement sur DenisdeFrance un document en néerlandais de l'Alliance française des Pays-Bas qui lance un appel à candidats pour le concours de la chanson française 2014.

    Vous connaissez quelqu'un ou vous voulez vous même vous lancer dans la chanson ? À vos micros !

    Appel à candidats

    Ci-dessous la gagnante de l'année dernière: Sarah D'hondt

    Et une vidéo de la soirée de l'année dernière

  • Dictée Edith Piaf

    Un grand bravo à tous les participants de la dictée 2013 de l'Alliance française de Zwolle ! Ce fut une agréable et, je l'espère, instructive soirée !

    Le thème de la dictée était Edith Piaf et à la fin de la correction j'ai projeté une petite vidéo de Piaf que certains souhaitaient revoir. Là voici ci-dessous.

     

  • Vieillir c'est chiant

    9782226220851.jpgUn extrait du livre de Bernard Pivot "Les mots de ma vie" envoyé par Arlette.

    Merci Arlette c'est un très joli texte.

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    Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.

    Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.

    On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.

    On était bien dans sa peau.

    On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

    Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.

    Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. “Avec respect”, “En hommage respectueux”, “Avec mes sentiments très respectueux”. Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !

    Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.

    -- “Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que”…

    -- Moi aussitôt : «Vous pensiez que…?

    -- “Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir”.

    – “Parce que j’ai les cheveux blancs”?

    – “Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça été un réflexe, je me suis levée”…

    -- “Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous”?

    –"Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge”…

    -- “Une question de quoi, alors?”

    – “Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois”…»

    J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

    Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.

    Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.

    C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.

    La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

    Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.

    Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart.